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Françoise Barret a animé depuis 20 ans de nombreux ateliers et stages d’initiation au conte ou d’écriture, pour adultes ou enfants (à partir de 5 ans), dans le cadre de Centres Culturels, de Centres Sociaux, de classes à PAC, auprès de Guides conférenciers des musées ou du patrimoine…

Le conte laisse s’épanouir l’imaginaire.
Les ateliers sont l’occasion d’aller à sa découverte et surtout de le laisser s’exprimer.
Ils sont à la jonction de différentes pratiques : Ecriture orale, théâtre, conte, mémoire. Ils peuvent être liés à un événement précis, un thème, la découverte de son environnement, son patrimoine…
Ils s’adaptent à chaque public et le cadre de la demande.

Le Mont des Merveilles
C’est devant une centaine de personnes que Françoise Barret a brillamment émerveillé petits et grands avec des histoires d’amour et de rage découvertes en Auvergne par Henri Pourrat...histoires où la force, la violence et la vérité des sentiments sont au centre du récit.

La Voix du Nord - Dunkerque

Balade contée
Dans la douceur estivale, Françoise Barret a mené son auditoire en balade à travers le site de Keravéon. Le cadre magique du parc a transporté le public dans un autre monde, peuplé de seigneurs puissants, de gentes dames et de loups qui deviennent hommes.

Ouest France -Erdeven

Croqu’enloup
Les bambins ont été émerveillés avec l’histoire d’un loup et d’un oiseau, jouets devenant compagnons puis jouets de Noël pour un enfant que le Père Noël avait oublié dans sa tournée. Pour captiver ces petits spectateurs, la conteuse utilise tour à tour les jeux de mots, l’émotion, la joie, le chant et l’animation des personnages de l’histoire.

La Voix du Nord - Dunkerque

Si tu me crois c’est que j’ai menti
Invitation au voyage ou l’imprévisible est ordinaire, où l’incroyable devient réalité.

La Voix du Nord - Dunkerque

…des histoires toutes simples mais merveilleusement interprétées. Elle n’hésita pas à se faire rencontrer la cochonne et le loup, et termina sur un air d’accordéon par une bien étrange partie de pêche aux écrevisses.

Le progrès - Pont de Vaux

La Patte Pelue
Une toute petite fille, noiraude et velue mais au coeur d’or, des soeurs jalouses et méchantes, un ogre violent et gourmand, un roi autoritaire, un prince un peu lâche et esclave des apparences ... une histoire bourrée de péripéties drôles et dramatiques.

La Voix du Nord - Hazebrouck

Les musiciens de Brème
Les animaux ont décidé de changer de vie, ils goûteront aux plaisirs de la musique et découvriront une maison cauchemardesque habitée par un horrible géant. Une histoire très rythmée, joyeuse… des détails croustillants… tout comme les chansons du très explosif Jean-Christophe Jehanne, qui s’insèrent à merveille dans ce conte où les émotions se succèdent.

Le Progrès - Saint Etienne

Judith
C’est dans son coeur qu’elle puise son inspiration. Françoise Barret ne conte pas seulement ses histoires, elle les vit pleinement et nous les fait partager. L’humour fait partie intégrante de ses histoires, et sa manière d’actualiser ces récits antiques est merveilleuse.

Le Télégramme-Auray

Ils s’en souviennent :
(…) Il y avait de la tristesse mais aussi du bonheur et de l’humour. Pendant que vous racontiez, j’ai pensé au livre qui s’ouvrait et libérait tous les personnages qui devenaient vivants. Et j’étais dans l’histoire moi aussi. Les images défilaient dans ma tête et j’ai compris que la mythologie grecque m’intéressait. J’ai éprouvé un sentiment de richesse.
Nous serions restés des heures à vous écouter. Je ne vous oublierai jamais, car vous m’avez fait rentrer dans un autre monde que l’école, le monde imaginaire des Grecs qui m’a fait rêver.
J’ai imaginé que quand je serai grand et que j’aurai des enfants, je leur raconterai des histoires comme vous nous avez raconté les vôtres.
Merci, Madame, et au revoir.

Classe de 6 ème, Jurançon (64)

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Merveilles

tous publics à partir de 10 ans

Portés par le son vibrant et mélodieux du hang, ces récits parlent de l’amour qui creuse son sillon d’histoire en histoire.

Pied d’or et la femme serpente… La robe de mariée… La biche de l’hiver…
Oser la merveille, c’est choisir ce qu’il y a de plus précieux dans les contes qui traversent le temps, comme cette robe de mariée, jamais portée, qui voyage de vie en vie, pour qu’un jour l’amour soit à la mesure de nos rêves…
Pour ces histoires Françoise Barret s’accompagne de son hang.

Avec :
Françoise Barret : Conteuse
Crédit photo : Gilles Roussy

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Extraits :

(…) Depuis la fenêtre du château, la Petite-Demoiselle regarde l’homme qui se présente à la porte. Sa haute stature contraste avec ses deux grands yeux bleus couleur porcelaine, des yeux d’enfant… Une tignasse noire ébouriffée… Derrière lui une lourde charrette tirée par deux chevaux de trait. 
« Regardez ! C’est l’apprenti du Forgeron ! Il vient pour préparer les bijoux pour le mariage de ma sœur ! »
La Petite-Demoiselle court, descend l’escalier, va elle-même ouvrir la lourde porte, et conduit le jeune homme à la grange qu’on a réservée pour la forge. La Petite-Demoiselle pose mille et une questions auxquelles Josselin a bien du mal à répondre. Josselin s’installe et commence son travail, et chaque jour la Petite Demoiselle vient, le regarde travailler et n’arrête pas de parler…



Au bout de quelques jours, Josselin ose enfin lui demander :
« Mademoiselle, je suis très honoré que vous vous intéressiez ainsi à mon travail, mais j’ai bien du mal à me concentrer… Sauf le respect que je vous dois… Je veux bien que vous me regardiez travailler, mais je vous propose ceci : asseyez-vous ici, sur ce tabouret, et soyez gardienne du silence … »
« Je suis d’accord, si je peux de vous poser une question par jour. »
Et la voilà qui, vive comme une alouette, sort de l’atelier. Quelques instants puis tard elle revient avec un bouton de rose dans la main :
« Ma question du jour: seriez-vous capable de forger quelque chose d’aussi beau que ce bouton de rose ? »
Et ce jour-là, Josselin s’inspire du bouton de rose pour fabriquer le bijou qu’il est en train de façonner. Chaque jour, la Petite-Demoiselle apporte un objet : une libellule, une abeille, une minuscule grenouille, un morceau d’écorce, une feuille de saule... Et Josselin s’en inspire…
Au bout de quelques semaines, Josselin a fini son ouvrage. Demain le Forgeron viendra et évaluera devant tous son travail.
Josselin commence à rassembler ses affaires pour le départ. La Petite-Demoiselle est assise à sa place, elle se tait :
« Vous êtes devenue une vraie gardienne du silence… J’aimerais repartir avec une question de vous, une pour chacun des jours de ma vie. »
« Je n’ai qu’une seule question à vous poser. Mais si vous ne savez y répondre, je crois que j’en mourrai… »
« Alors, disons que si je ne sais y répondre, je mourrai moi aussi ? »
« Voici ma question : ce que vous avez fait pour ma sœur est magnifique. Mais si vous aviez une fiancée, et si j’étais celle-là que vous aimez, feriez-vous pour elle quelque chose d’encore plus beau que ce que vous avez fait pour ma sœur ? »
« Pour ma maîtresse, je ferai un bijou d’or et de sang qui n’a pas son pareil. »
« Je veux que vous fabriquiez ce bijou pour moi. »
« Savez-vous ce qui vous attend ? »
« Oui. »
(…)

Pied d’Or –conte Gascon


(…) « Ce matin, bien avant l’aube, j’ai entendu du bruit dans l’étable. Vite, je me suis levée, j’ai enfilé mes bottes et mon manteau. Dehors, j’ai cassé un des énormes pics de glace qui pendent le long du toit. C’est à ce moment-là qu’elle est sortie de l’étable, m’a fixée de son œil fou. Je me suis mise à courir, pointant vers elle cette lance improvisée, visant son œil. Mon pied a glissé, ma tête a cogné le sol gelé. Le bruit, le choc : plus rien. J’étais en train de mourir….elle s’est approchée de moi, sa tête tout près de mon visage, elle a soufflé sur moi, dans mes narines, dans ma bouche. Elle a absorbé mon souffle et a mis le sien dans ma gorge. C’est moi, Ania, qui suis maintenant l’âme de l’hiver, je suis la biche blanche… »
Ania se lève, bouscule ceux qui l’entourent, se met à courir comme une folle vers le bois, avec autant de prestesse que si elle avait été… une biche. Ania agit exactement comme si elle avait été la biche blanche. Elle court dans le bois, mange le foin des animaux, parfois elle s’endort, épuisée, dans un coin de l’étable…
Stupeur dans le village… personne ne sait quoi faire, ni quoi dire.
Surtout Woytek. Woytek, le fiancé d’Ania, ils devaient se marier aux premiers jours du printemps…
La plupart du temps il reste assis à côté de Bachia, la vieille grand-mère, celle qu’on a oubliée à côté de la cheminée, avec son chat sur les genoux… elle ne parle pas, elle radote.
Elle ne se souvient de rien du présent, que les vieilles histoires du passé, celles qui n’intéressent personne ! Comme elle ne se souvient de rien, on peut tout lui dire, les secrets, les chagrins, les amours… Elle ne sert plus qu’à ça, à écouter…
Bachia écoute Woytek en hochant la tête. Quand il a fini de parler, elle lui demande :
« Quel jour sommes-nous ? »
« Ce soir, ce sera la nuit de l’étoile Tzaraya, qui devrait annoncer le printemps… »
« C’est donc cette nuit qu’il faut agir, mais tu n’en auras pas le courage ! »
« Pourquoi ? Pour sauver Ania, j’aurai tous les courages ! »
« Il suffit de l’attraper, et de la mettre sous la neige … »
« Sous la neige ? Mais elle va mourir !? »
« Complètement sous la neige, la tête aussi, n’oublie pas le visage, c’est très important ! »
« Bachia tu es complètement folle, c’est impossible ! »
« Je t’avais bien dit que tu n’aurais pas le courage. Quand tu l’auras fait, viens me voir. »
(…)

La biche de l’hiver – conte Tzigane-polonais - Extrait

 

 


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Ensorceleuses

tous publics à partir de 12 ans

Dans ces contes, le fantastique se glisse dans le quotidien sans crier gare, l’émoi se mélange à la crainte, amour et vengeance se mêlent d’ensorcèlement, et gare à celui qui trahit…

Marie la mal-aimée se transforme en louve aux crocs rouges.
Estelle, amoureuse de Colin, lui livre le terrible secret de sa mère-sorcière : qu’en fera-t-il ?
Jean, le Charbonnier, amoureux de l’hirondelle, relèvera-t-il le défi du vent pour la faire femme : « Fabrique-moi dans la roche une flûte de pierre, que je puisse comme l’homme faire chanter mon âme… »
Et savez‐vous pourquoi les rats sont gris à Paris ? C’est qu’ils sont « métis »… A cause d’une histoire d’amour interdite, au bord d’un puits…

Spectacle particulièrement adapté aux classes 4 èmes.

Avec :
Françoise Barret : Conteuse, auteure, comédienne
Crédit photo : Gilles Roussy

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Extrait :

Quand j'étais enfant, j'habitais à Paris. On croit parfois qu'à Paris il n'y a pas d'histoires, de légendes.
La Tombe Issoire… le Montsouris… J'aurais du pourtant me méfier...
Pour la rue de la Tombe Issoire, j'ai toujours su : il s'agirait d'un géant, Issoire, de l'époque barbare, qui serait enterré là, d'où le nom : Tombe Issoire...



Quant au Montsouris, voilà comment j'en ai appris la légende...
Entre la Mont-Souris et la rue de la Tombe Issoire, il y a tout un dédale de petites rues, de placettes... Il y en a une que j'affectionne particulièrement : un arbre, un banc, un réverbère, une plaque d'égout : tout Paris.
Parfois, l'après-midi, j'allais m'asseoir sur ce banc avec un livre. Ce jour-là, je devais être particulièrement concentrée car je n'ai pas entendu un homme venir s'installer à l'autre bout du banc.
Je m'en rends compte quand il m'adresse la parole. Jeune parisienne échaudée, méfiante mais polie, je lui rends son salut. C'est un homme noir, très noir, et la noirceur de sa peau est d'autant plus frappante qu'il a les cheveux blancs comme neige.
Il sourit : "Vous aimez les histoires ?"
"Moui..."
"Vous voulez que je vous raconte celle du Montsouris ?"
"Hem…"
Et voilà comment j'ai appris l'histoire...
Sur la place où nous nous trouvions, à l'endroit de la plaque d'égout, il y avait autrefois un puits. Un puits qu'on appelait le puits sans fond. Ce puits avait sans doute un fond, mais il était si profond que les gens aimaient imaginer qu'il n'en avait pas... Ou peut-être était-ce à cause des amoureux qui s'y retrouvaient et qui souhaitaient que leur amour soit aussi profond que le puits ? L’endroit était le rendez-vous des amoureux, et ils aiment à penser leur amour infini, sans fond...
Toujours est-il que les deux amoureux qui se retrouvent-là, s'aiment d'un amour infini, profond, sans limites, peut-être encore plus que les autres parce qu'ils le savent sans avenir... Pourquoi ? Parce qu'elle est blanche comme le coton, et lui noir comme le charbon, et qu'en ce temps-là, un tel amour est impossible. Pourtant, chaque soir, à la même heure, ils se retrouvent là pour partager leur amour.
(…)

Le puits sans fond – Conte Parisien

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Si tu me crois c'est que j'ai menti !

tous publics à partir de 7 ans

Ce spectacle est un des « classiques » de Françoise Barret, un vrai « tous publics » qui enchante aussi bien les petits que les grands.

Qu’est-ce que la vérité ? Au pays des contes, il y a de quoi s’interroger… Parcours rocambolesque, drôle et poétique où la conteuse nous livre quelques-uns de ses secrets pour démêler le vrai du faux.
On y retrouve l’inénarrable « Petite-Cochonne » qui défie le Loup, l’émouvante « Snegorochka », le Petite-fille-des-neiges, et le tout se termine sur un air d’accordéon, en famille, « Sur l’bord de Loire »… et bien d’autres péripéties…

Avec :
Françoise Barret : conteuse, auteure, comédienne
Crédit photo : Flavie Evrard

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Echo de la presse :

Invitation au voyage ou l’imprévisible est ordinaire, où l’incroyable devient réalité.
(…)des histoires toutes simples mais merveilleusement interprétées...

Le progrès ‐ Pont de Vaux

Lien audio :

Sur l'bord de Loire par Françoise Barret (conte) et Isabelle Bazin (chant-accordéon) - Extrait de Histoires Insolites [CD] 
oui'dire éditions / www.oui-dire-editions.com

 

Extrait : 

« Les filles, les filles ! Vous savez pas, le patron, il va mettre tous les choux du jardin à la marmite, et nous z’avec ! »
Celle qui a parlé, c’est la petite cane. Elle est très jolie, la Petite-Cane, un beau plumage gris et un noeud rose autour du cou. La Petite-Cane n’a pas grand-chose dans la cervelle : petit comme une noisette. Faut dire qu’elle n’a pas de Papa, pas de Maman, elle a été recueillie dans l’œuf par Ninette, la petite fille de la ferme. Et Ninette a tellement couvé son œuf, qu’il a fini par éclore. Ninette lui raconte tous ses secrets. Elle sait que les enfants ça naît dans les choux… alors vous imaginez, quand la Petite-Cane entend cela !



Elle court le dire à ses copines : la Petite-Poule et la Petite-Cochonne !
« Et nous z’avec ? »
Là, c’est la Petite-Cochonne qui a parlé. Et elle, elle n’est pas née de la dernière pluie. Elle en a six : six petits cochons, trois filles et trois garçons. Immédiatement elle leur dit :
« Allez oust les enfants, on part tout de suite. N’oubliez pas de prendre vos brosses à dents, vos doudous, et le biberon pour le petit dernier, tout ça dans vos sacs à dos. »
Chez les petits cochons, ça marche droit. A la queue-cochon-cochon, chacun attrapant par la bouche la queue en tire-bouchon de celui de devant.
« Attends, je pars avec toi ! »
Là, c’est la Petite-Poule qui a parlé. Elle est toute blanche, un joli cou, une petite tête et à l’intérieur… un peu plus gros que la Petite-Cane… Comme une noix. Mais surtout, elle a une admiration sans borne pour la Petite-Cochonne. Tout ce que fait la Petite-Cochonne, elle fait exactement pareil. A part qu’elle n’en a que cinq. Cinq petits poussins. Elle ne sait pas encore si ce sont des garçons ou des filles, ils n’ont pas encore de… de crête…
« Allez oust les enfants, on part tout de suite. N’oubliez pas de prendre vos brosses à dents, vos doudous, et le biberon pour le petit dernier, tout ça dans vos sacs à dos. »
« Vous n'allez pas partir comme ça ! Qu’est-ce qu’elle va dire, Ninette ? »
Vous l’avez reconnue, c’est la Petite-Cane.
« Ninette ou pas Ninette, si le patron a dit « A la marmite », toi aussi, tu vas aller dans la marmite… »
« Ah bon ? Alors je viens… »
C’est comme ça qu’elles sont parties. Elles sont combien ? 24… ça fait du monde.
Elles longent le poulailler, la soue à cochons, longent la haie de choux (en ce temps là ils n’avaient pas encore de pattes, ils ne pouvaient pas partir) et sont entrées dans la forêt…
(…)